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27/04/2012

Radical #Islam as form of revenge

Radical movements, by definition, are about exclusion. Adherents may be compelled to eliminate anyone with a different ethnic, religious or philosophical affiliation.
After Muslim countries gained independence, they witnessed the emergence of radical movements. One such movement – radical Islam – claims to be based on the concept of original purity.
In practice, however, radical Islamists, like members of other radical movements, are eager to attack anyone perceived as unlike them. Hitler is a clear historical example of this.
It is interesting to note that radicals commonly spring from poor educational and social environments.
In Tunisia, especially over the last decade, good-quality education was generally limited to wealthy people. Lack of access to good education resulted in the emergence of a large sector of the population that remained marginalised.
The statistics in Tunisia are terrifying. The average citizen reads half a page per year. Many Tunisians have never read a book. An educational system that once stimulated thinking and criticism devolved into one that facilitates indoctrination and passive acceptance.
And a radical ideology is best able to gain ground among people who cannot think.
With intellectual idleness and lack of criticism, people find in radicalism an opportunity to exact revenge for their marginalisation. Adherents of the ideology obtain recognition that they would otherwise never get.
Islamic radicalism can even be seen as an attempt to speak on earth for Allah the Almighty. Radicals are oblivious to the fact that their ideology is tantamount to idolatry. With their fake representation of the sacred, radicals silence and attack people, and regard that as a reward and pride.
They accuse intellectuals of ignorance while it is actually the radicals themselves who have cultural shortcomings.
Since radicals seek to avenge their marginalisation, excluding them is not a solution. Such an approach would only serve to increase their sense of inferiority. They would generate more violence in an attempt to make themselves heard.
The solution is to contain them, reassure them and gradually re-integrate them into society. This, however, cannot be done in days or even months.
It will take years to rehabilitate our country on the educational and cultural levels, and for people to choose the spiritual dimension of Islam over a radical, extremist interpretation.

@OlfaYoussef

26/04/2012

#Tunisie Entretien avec @OlfaYoussef

Le Maghreb Magazine

Vous vous exprimez aujourd’hui de plus en plus en tant qu’opposante par rapport au gouvernement actuel, quelle est plus précisément votre position ?

On est en phase transitoire et ceci présuppose un positionnement d’apparence paradoxale ; le premier est celui de comprendre les différences auxquelles doit faire face le gouvernement actuel vu la conjoncture politique et économique tant au niveau national qu’au niveau international, c’est une position de patience. La seconde est une position d’attente car les Tunisiens, après le 14 janvier et surtout après les élections,
supposées être transparentes et aspirant à des lendemains meilleurs, ne veulent pas connaître les mêmes erreur du passé. Pour dépasser ce paradoxe, le gouvernement ne peut pas donner des résultats tangibles en quelques mois, cependant, et c’est là où le bât blesse, il doit faire preuve de sérieux et donner des «signaux » forts aux citoyens. Autrement dit, on ne demande pas de résultats mais quelques indications qui montrent que nous sommes sur le bon chemin… Ceci n’a hélas pas encore eu lieu. Attaquer l’opposition et toute attitude critique, se positionner en tant que victime, rappelle certaines attitudes de l’ancien régime.
Plus même, le laxisme et l’indifférence vis-à-vis des violences des salafistes notamment montrent qu’on est loin d’être sur le cheminement d’une installation d’un état de droit. Et je passerai outre la hausse des prix, des contradictions dans les propos et l’attaque des libertés individuelles. Ceci ne présage rien de bon et je préfère croire que j’ai tort.

Donc vous êtes plutôt pessimiste quant à l’avenir de la Tunisie ?

Je suis une incurable optimiste, j’ai toujours dit que la transition ne pouvait se faire sans douleur. Après des années de mutisme où la parole ne circulait presque pas, il fallait passer par un moment de chaos, et après des années où les libertés d’expression étaient plutôt confisquées, il n’est pas étonnant que certains confondent libertés et chaos. Il faut être patient et réhabiliter les valeurs d’attente, de calme et de pondération, ceci ne veut en aucun cas dire suspendre l’action mais réaliser que toute action a besoin de temps pour donner ses fruits. Il faut laisser le temps au temps comme disait Mitterrand. Les fleurs de la démocratie tunisienne finiront un jour par éclore, ou peut-être que ceux qui ont semé la graine ne seront pas nécessairement ceux qui cueilleront la fleur.

Lors de la table ronde qui s’est tenue samedi 25 février, avec entre autres, Tariq Ramadan, vous avez affirmé que pour vous, il n’y a pas de fracture sociale aujourd’hui. Pouvez-vous nous expliquer ce point de vue ?

J’ai plutôt affirmé que c’est le langage qui conditionne notre perception du monde et non le contraire. Parler d’une fracture dans la société tunisienne est peut-être vrai, mais n’envisager la société que dans cette dualité est très réducteur. A travers la dualité islamiste laïque, on prétend que tout Tunisien doit appartenir à l’un de ces deux clans alors que depuis des dizaines d’années, nous vivions en Tunisie avec nos différences certes, mais sans jamais se sentir obligés de proclamer son appartenance à un clan ou à un autre. Aujourd’hui, on veut nous faire croire, à travers le langage et les concepts qui divisent, que nous sommes en guerre, et je crains qu’à un certain moment, on ne réussisse à instaurer cette guerre et à approfondir cette scission de laquelle personne ne bénéficie si ce n’est quelques personnes ou groupes qui rêvent d’imposer leur pouvoir et de faire de la Tunisie, dans un phantasme de pureté totalitaire, une société à couleur unique.

En suivant cette analyse, pensez-vous à une éventuelle application du « diviser pour mieux régner » ?

Pour des gouvernants qui se sentent le mieux dans le rôle paranoïaque de la victime, il n’y a pas mieux que cette scission entre le « nous » (ceux qui soutiennent le gouvernement et qui sont islamistes) et les autres (ceux qui s’opposent au gouvernement et qui sont laïques ou mécréants) pour leur donner une légitimité de gouverner. Ne sont-ils pas ceux qui essaient de garantir l’identité arabo-musulmane alors que d’autres veulent la détruire ? Ne sont-ils pas ceux qui vont sauvegarder l’honneur des femmes tunisiennes alors que les autres veulent le bafouer ? Ne sont-ils pas ceux qui sauvegarderont l’islam alors que les autres l’éradiquent ? On est en plein épouvantail abordé différemment.
Du temps de Ben Ali, c’était les islamistes qui étaient présentés par le gouvernement comme un danger,
et ce danger légitimait une certaine dictature. Aujourd’hui, ce sont les laïques (présentés comme synonymes de mécréants) qui sont considérés comme un épouvantail puisqu’ils viseraient à déraciner ce peuple de sa religion. Pour combattre cela, le gouvernement se donne une légitimité montée de toutes pièces.

Vous présentez votre dernier ouvrage sous une série de petits livres, pourquoi cette stratégie nouvelle dans votre parcours d’écrivaine ?

L’un des objectifs de ce choix est de tenter le Tunisien à la lecture. S’il est vrai que, d’une manière générale, dans le contexte tunisien, mes livres sont plutôt lus, je me suis toujours interrogée sur le désintérêt que le Tunisien a vis à- vis du livre. Il est facile d’accuser le lecteur, mais j’ai préféré remettre en question le livre et l’auteur. Aussi, ai-je cru qu’il est normal que le lecteur moyen se détourne des livres, nous sommes dans une époque où les articles, les bloggings et les opinions brèves sont disponibles à travers le net. Je me suis dit que présenter des livres concis, plutôt faciles à lire sans tomber dans la vulgarisation, pouvait inciter les gens à lire. Il va de soi aussi que ces livres seront relativement moins chers que d’ordinaire, car n’oublions pas que bon nombre de Tunisiens accusent le prix du livre d’être une des raisons de leur désintérêt à la lecture.

Sur quelles bases avez-vous choisi les sujets dans cette série ?

Les sujets traités sont ceux qui m’ont le plus été posés par des personnes que je connais et par des lecteurs anonymes qui m’adressaient des mails de questionnement. J’ai toujours parlé dans mes précédents ouvrages de la prolifération des fatawas, et je l’ai expliqué par ce besoin impétueux qu’ont certaines personnes d’avoir des réponses toutes faites, voire des recettes qui baliseraient le chemin du paradis et de l’enfer. A des questions fréquentes comme le voile est-il obligatoire, j’ai toujours répondu que personnellement, je pense que non et que cet avis n’engageait que ma propre personne. Ce n’était pas suffisant pour ceux que les questions tourmentaient, mais en s’adressant à moi pour avoir une réponse définitive à un problème qui les concernait, ils ont choisi la mauvaise adresse.
Pour les aider sans pour autant choisir à leur place, j’ai mis en scène dans ces livres deux personnages fictifs ; l’un représenterait le musulman qui a une lecture littérale et « classique » du Coran, l’autre tente l’exercice de Al Ijtihad et essaie d’analyser les versets dans leurs contextes historiques pour révéler l’essence du texte. Les deux dialoguent, chacun étale ses arguments et c’est aux lecteurs de choisir, s’ils le désirent, de s’identifier à l’un d’eux, ou, mieux, de se faire leur propre lecture et interprétation. C’est le sens profond de la responsabilité individuelle de tout musulman dans ses choix devant l’Eternel. Je dirai que, quelque part, ces livres sont un exercice appliqué de tous ceux qui auraient raté la théorie herméneutique de l’approche du Coran tel que démontré dans mes ouvrages précédents.

Pour conclure, pourrait-on lire des ouvrages de vous hors du contexte religieux ?

Je n’insulte jamais l’avenir, je rêve même d’écrire une fiction même si la théorie est beaucoup plus confortable puisqu’elle permet un certain masque que la création fait tomber, mais ce dont je suis certaine, c’est quel que soit ce que j’écrirais, je serai toujours guidée par l’obsession de vouloir libérer le spirituel du rituel et montrer que le besoin spirituel est beaucoup plus complexe et profond que les signifiants religieux car si une religion ne génère pas sérénité et bonheur, il faudrait remettre en question, non pas la religion elle-même, mais la manière dont on l’a appréhendée.




Paru dans Le Maghreb Magazine N°7 du 31 mars 2012

Par Salma Bouraoui

20/04/2012

L' #islam radical, une forme de vengeance

Les mouvements radicaux se basent sur l’exclusion. Ceux qui y adhèrent peuvent aller jusqu’à vouloir éliminer toute personne qui a une affiliation ethnique ou religieuse différente.
Après leur indépendance, les pays musulmans ont connu l’émergence de mouvements radicaux. L’un de ces mouvements- L’islam radical, se présente comme étant une idéologie basée sur le concept de la pureté initiale.
En réalité, les islamistes radicaux, tout comme les membres des autres mouvements radicaux, sont prêt à attaquer toute personne jugée différente d’eux. Hitler est une référence historique claire à ce sujet.
Il convient également de souligner que les radicaux appartiennent aux classes populaires, dont le niveau éducatif et culturel est faible.
En Tunisie, surtout durant cette dernière décennie, l’accès à l’éducation de bonne qualité était limitée aux riches. Les mauvais choix en matière d’éducation ont résulté en l’émergence d’un grand nombre de personnes marginalisées.
Les statistiques en Tunisie sont terrifiantes. Un Tunisien lit en moyenne une demi-page par an. Un grand nombre de Tunisiens n’ont jamais ouvert un livre de leur vie. L’éducation est passée de la stimulation de la réflexion et de la critique, à l’encouragement de l’endoctrinement et de l’apprentissage passif.
Et l’idéologie radicale à plus de chance de gagner du terrain parmi les personnes qui ne peuvent pas réfléchir.
Cette paresse intellectuelle et ce manque de critique, ces individus trouvent dans le radicalisme l’occasion de se venger contre la marginalisation. Les partisans de l’idéologie obtiennent la reconnaissance qu’ils ne pourraient pas obtenir autrement.
Le radicalisme islamique peut être perçu comme une manière de parler au nom d’Allah le Tout-Puissant sur terre. Les radicaux ne voient pas la dimension spirituelle de leur idéologie la rendant une forme d’idolâtrie. Avec cette représentation imaginaire du sacré, les radicaux peuvent faire taire tout le monde, attaquer les gens et considérer cela comme une récompense et une fierté.
Ils qualifient les intellectuels d’ignorants et des renégats alors que ce sont les radicaux qui ont des lacunes culturelles.
La solution est de les rassurer et de les réintégrer progressivement dans la société. Cela ne sera pas réalisé en quelques jours ou mois.
Il faudra des années pour réhabiliter notre pays sur les niveaux éducatif et culturel, et pour se concentrer sur la dimension spirituelle de l’islam, et ignorer son interprétation extrémiste et radicale.

@OlfaYoussef

19/04/2012

La collection de livres « Allahou aâlam » d’Olfa Youssef chez Cérès

La nouvelle collection de livres intitulée « Allahou aâlam » (Dieu seul sait) est désormais chez Cérès Editions . La collection est composée de sept livres : « Du Voile », « De la boisson enivrante » , « De la peine de mort », « Du mariage de la Musulmane avec le juif ou le chrétien », « De l’homosexualité », « De la polygamie », « De la sanction du vol ».

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Photo : Olfa Youssef et Karim Ben Smaïl, .

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07/04/2012

Video : Olfa Youssef Nessma Tv débat:"La charia islamique"

Vendredi, 6 Avril 2012
Vendredi 6 avril, Maghribouna Fel Tahrir Wal Tanwir a accueilli Mr Cherif El Ferjani( politologue, spécialiste de l'Islam et du Monde arabe)


Mme Olfa Youssef,( écrivaine et universitaire tunisienne spécialisée en linguistique, psychanalyse et islamologie appliquée)


Mme Neila Sellini,( professeur universitaire spécialiste en civilisation islamique (Fikh et exégèse), de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Sousse.)


Mr Abdelmajid Najjar, (député du Mouvement Ennahdha)


sujet du débat:"La charia islamique"


Olfa Youssef Nessma Tv débat:"La charia islamique" 1.2


https://www.facebook.com/photo.php?v=3593347479233




Olfa Youssef Nessma Tv débat:"La charia islamique" 2.2


https://www.facebook.com/photo.php?v=3593450161800

06/04/2012

ما تزال النقطة المفصليّة لما حصل في تونس يوم 14 جانفي وما تلاها محوطة بغموض كبير.

ما تزال النقطة المفصليّة لما حصل في تونس يوم 14 جانفي 2011 وما تلاها محوطة بغموض كبير...وفي انتظار أن يكشف التّاريخ عن ملابساتها وخفاياها بدقّة فإنّنا اخترنا في هذا المقال أن نضرب عنها صفحا ونتساءل لا عن ماهيتها بل عن نتائجها... ما الذي تغيّر بعد أحداث 14 جانفي في خطاب القائمين على السّلطة وبعض ضروب سلوكهم وما الّذي تبدّل في معيش الشّعب التّونسيّ..

يبدو أنّ خطاب القائمين على السّلطة ما تغيّر كثيرا...ولنا على ذلك أدلّة وأمثلة منها:

+ أنّ حركة النّهضة بصفتها الحزب الأكثر تمثيليّة في المجلس التأسيسيّ تتحدّث عن الإسلام المعتدل والهوية العربية الإسلاميّة للشّعب التونسيّ وانفتاحه على سائر الحضارات...وهذا الخطاب لا يختلف عن خطاب السّلطة السابقة تروّج لمفهوم الإسلام المعتدل وأمّة الوسط والهويّة العربيّة الإسلاميّة للتونسيّين عموما.

+ أنّ القائمين على السّلطة بعد وعودهم بتحقيق مئات الآلاف من مواطن الشّغل في مدّة قياسيّة لا يجدون حلاّ بل لا يتلمّسون حتّى سبلا لحلّ مشكل البطالة أو للحدّ منها، حتّى إنّ السيد وزير التشغيل يصرّح أنه ليس من وظيفة الوزارة إيجاد فرص الشّغل...وهذا الخطاب لا يختلف كثيرا عن خطاب السّلطة السّابقة تؤكّد أنّ إيجاد مواطن الشغل ليس من وظيفتها وحدها بل وتدعو الشباب وحاملي الشّهادات إلى الانتصاب للحساب الخاصّ حلاّ للبطالة.

+ أنّ القائمين على السّلطة اتّهموا المعارضة أكثر من مرّة (وإن تراجعوا عن ذلك واضطربت أقوالهم) بأنّها تحاربهم وتتآمر عليهم ولا تقدّم البديل بل تتعامل مع سفارات أجنبيّة...وهذا الخطاب التّخوينيّ لا يبتعد كثيرا عن خطاب السّلطة السّابقة تتّهم معارضيها بأنّهم يستقوون بالأجنبيّ ويعملون لغير مصلحة البلاد.

+ أنّ القائمين على السّلطة يفسّرون ارتفاع الأسعار ومنها أسعار المحروقات بالوضع الاقتصاديّ العالميّ العسير...وهذا ما ورد أكثر من مرّة على لسان المسؤولين السّابقين يذكّرون بالأزمات العالميّة وتأثيرها في وضع تونس الاقتصاديّ.

+ أنّ القائمين على السّلطة يفسّرون تنصيبهم لمقرّبيهم وأهليهم والموالين لهم في مناصب النّفوذ بأنّ هذا التّنصيب من مشمولاتهم أوّلا وبأنّ المنصّبين أكفاء ثانيا...وهذه التّفاسير بل التّبريرات نفسها كانت ترد على لسان القائمين على السّلطة السّابقين أو على لسان المنظّرين لهم.

+ أنّ القائمين على السّلطة يحمون السّلفيّين الّذين يخالفون القانون (من أهان العلم الوطنيّ ومن هدّد السبسي بالقتل ومن اعتدى على المسرحيّين -على سبيل المثال- كلّهم طلقاء) إمّا تعاطفا لأنّهم "أبناؤهم" أو خوفا لأنّهم قاعدة انتخابيّة تُخشى خسارتها...وقد كان القائمون على السّلطة يحمون أصهارهم إمّا بسبب رابطة النّسب أو خشية من انقلاب المتنفّذين منهم على النّظام بفضح أسراره وخباياه.

وإذا لم تتغيّر عموما ضروب خطاب المسؤولين وبعض سلوكهم فلن نتعجّب من أن نجد وضع الشّعب الاجتماعيّ ممّا لم يتغيّر. فشكوى المواطن من تدهور مقدرته الشّرائيّة بقيت على حالها...ومؤشّرات البطالة لم تتزحزح إن لم نقل إنّها زادت...هذا إضافة إلى عدم استقرار الأوضاع الأمنيّة وتكاثر عدد الاعتداءات والجرائم بأنواعها...

هل تغيّر شيء؟

نعم تغيّر الأشخاص القائمون بالسّلطة...أو لنقل إنّهم تبادلوا الأدوار مع القائمين بالسّلطة قبلهم..خرج الإسلاميّون من السّجون ودخل "الأصهار" وبعض "بارونات" التجمّع السّجون...عاد الإسلاميّون من المنافي الرّاقية و انتقل بن علي وبعض أفراد عائلته وبعض المقرّبين منهم إلى المنافي الراقية...في رفاهة وهناء...

تبادل الأدوار شمل أيضا مواضيع الإقصاء وإن ظلت الرّغبة في الإقصاء واحدة...فبعد أن كان التجمّعيون (أو الدّستوريّون إذا أردنا تعميما مخلاّ لا شكّ) يقصون الإسلاميّين الرّاغبين في السلطة ويحتوون ضمن "تجمّعهم الدّيمقراطي" الإسلاميّين المعتدلين القابلين الانضواء داخل الحزب الحاكم آنذاك...ها نحن نشهد تناظرا يقصي بموجبه الإسلاميّون التّجمّعيّين (أو الدستوريين) الّذين يريدون الانتظام ضمن المعارضة ويرحّبون بالتّجمّعيّين التائبين إلى رحاب النّهضة.

هل معنى هذا أنّ الصورة قاتمة وأنّه لم يتغيّر الخطاب ولا الوضع ولا أساليب التعامل؟

ما ينقذ الصّورة من القتامة هو أمر واحد ...

إنّه إمكان أن نقول إنّ الصورة قاتمة...ما تغيّر هو شيء واحد...هو الأقلام التي تحرّرت والأفواه الّتي تكلّمت ...حرّية التعبير عن هذا كلّه هي المكسب الأساسيّ ممّا سمّي "ثورة"...ولذلك تجد بعضهم ينزعج من هذه الحرّية وتجد البعض الآخر يسعى إلى تكميمها أو توجيهها...ويبدو لي أنّ الصّراع الأساسيّ في قادم الأيّام سيكون محوره هذا المكسب الهامّ...فإمّا أن تساهم حرّية التّعبير عموما ولا سيّما منها حرّية الإعلام في إحداث التّغيير المنشود الّذي لم يحصل إلى الآن، أو أن تُقبر ويُقبر معها كلّ أمل في وضع أفضل لهذه البلاد

02/04/2012

Nessma Tv ‫الخلافات المطروحة حول الشريعة‬‎ . Video

الشريعة هي قراءات بشرية للنصّ الإلهي واستنباط اجتهاديّ نسبيّ...البشر هم الذين "يطبقون" الشريعة أي إنّهم هم الّذين يحدّدون معناها ومجالها مما اختلفوا فيه عبر العصور والمؤوّلين.


Nessma Tv

Vendredi, 30 Mars 2012
. Maghribouna Fel Tahrir Wal Tanwir a accueilli Mr Cherif El Ferjani (politologue, spécialiste de l'Islam et du Monde arabe) Mme Olfa Youssef,( écrivaine et universitaire tunisienne spécialisée en linguistique, psychanalyse et islamologie appliquée) Mme Neila Sellini (professeur universitaire spécialiste en civilisation islamique (Fikh et exégèse), de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Sousse) .



Part 1/2

http://youtu.be/6Ro8S2MNt4o



Part 2/2

http://youtu.be/FDQJbYbSg40