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"Les femmes et la discrimination" de Saida Douki Dedieu (une éminente psychiatre tunisienne), édité chez Odile Jacob...| Réactions : |

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Un an et demi après la révolution tunisienne, de graves émeutes éclatent de nouveau dans le pays, sous prétexte de l’atteinte au sacré. Pensez-vous que c’est vraiment l’atteinte au sacré qui est derrière ces dernières émeutes? Sinon quels sont les vrais enjeux?
Il faut déjà qu’il y ait eu vraiment atteinte au sacré pour que l’on puisse la considérer comme étant l’élément déclencheur de ces émeutes. Il s’est d’abord avéré qu’il n’y a pas eu d’atteinte au sacré et que certaines des toiles « incriminées » n’étaient pas exposées à « Al Abdellia »; et bien plus, elles étaient même hors de la Tunisie. Ensuite, personne ne peut détenir une réponse définitive concernant la vraie raison de ces émeutes. D’ailleurs, je n’ai jamais prisé les accusations gratuites et sans preuves, qui sont tout de même un des maux les plus graves de notre sphère politique ; aussi, ne peut-on qu’émettre des hypothèses invérifiables. Par contre, le fait que ces émeutes se soient calmées aussi soudainement qu’elles se sont déclenchées, prouve que, derrière, il y avait (et il y a probablement encore) une machine bien huilée qui a la possibilité tant de déclencher que d’arrêter une revendication loin d’être pacifique. C’est de ce coté là qu’il faut creuser. A qui ont bénéficié les événements Al Abdellia? Peut-être à ceux qui veulent faire voter une loi qui incrimine l’atteinte au sacré…
Qui sont les salafistes? D’où viennent-ils? Sont-ils tous violents? Quel est au juste leur projet?
Il est vrai que les salafistes ne nous viennent pas de Mars, ce sont des Tunisiens, jeunes pour la plupart. Déjà le terme se réfère à plusieurs courants fort différents. Entre ceux qui se revendiquent de la « salafiyya almiyya (scientifique) » et ceux qui se réfèrent à la « salafiya jihadiyya», il y a une grande différence. Les premiers sont pacifiques et se contentent de défendre et propager des idées et une manière d’être, ce qui est garanti par les droits humains les plus élémentaires; les seconds, par contre, peuvent appeler à la guerre sainte et légitiment l’usage de la violence contre ceux qu’ils considèrent comme des mécréants. Mais chez les uns et les autres, on retrouve, d’une manière générale, cette quête de reconnaissance sociale. Le retour aux ancêtres « salaf » serait source d’orgueil car lié à un période historique que ces salafistes considèrent comme une période d’essor et de gloire. Il est facile de glisser de l’orgueil collectif à l’orgueil individuel. C’est pourquoi, beaucoup de ces jeunes salafistes sont à la marge de la société, d’une manière ou d’une autre, de par leur appartenance sociale à des classes défavorisées, de par leur niveau d’instruction faible en règle générale. Vu sous cet angle, on ne s’étonnera donc pas de trouver certains repris de justice intégrer les rangs des salafistes. Ça leur permet de retrouver, à travers la religion dite « pure », donc à travers une transcendance qu’ils considèrent comme intouchable, une reconnaissance sociale.
Que révèlent ces derniers évènements de l’état de la transition démocratique en Tunisie ?
Vous savez, une transition démocratique nécessite des dizaines d’années, pour ne pas dire des siècles pour s’installer. Donc, parler d’une transition démocratique en quelques mois est un peu utopique. On n’installe pas une démocratie, comme par enchantement, chez un peuple donné. Il faut que ce peule prenne le temps pour comprendre que le sens de la transition démocratique est de loin plus profond que le changement d’un régime par un autre. Il s’agit d’un changement de fond des composantes de l’imaginaire social d’un peuple et surtout de l’instauration de l’éthique dans son sens philosophique le plus large. Tant qu’on ne respectera pas l’individu et sa liberté, dans le seul cadre restrictif de la loi, tant que la loi ne sera pas le seul point d’horizon qui permet aux citoyens de réaliser le « vivre-ensemble », on en sera toujours à voir des actes de violences où certains se croient possesseurs de la Vérité. Nous avons besoin de tant d’humilité pour gérer cette transition, alors que ce sont les « Egos » qui s’expriment le plus. Ainsi s’explique le niveau éthique lamentable de la scène politique et du reste du peuple, la relation entre les deux, étant dialectique.
Comment jugez-vous la manière avec laquelle le gouvernement gère ces troubles ? Permissivité ou connivence ?
Si les émeutes en sont arrivées à un état de violence tel qu’on a vu un tribunal et des postes de police incendiés et saccagés, c’est que le Gouvernement a été laxiste au début. Nul ne peut nier qu’il n’a pas eu les réactions adéquates face à la vague de violence qui se dit salafiste et qui a sévi cette année dans certaines facultés (La Manouba essentiellement), certains villages (Sejnane notamment), certaines manifestations artistiques (le film de Nadia Feni), certains lieux (l’escalade de l’horloge) et j’en passe. Il est admis que si la loi ne vient pas mettre les limites nécessaires à ceux qui l’enfreignent, on risque de voir les violences se multiplier jusqu’à porter atteinte à l’Etat « protecteur » lui-même. Suite à ces dernières émeutes, il y a eu quand même une tentative de fermeté portée par le ministère de l’Intérieur, suivi par Rached Ganouchi qui, il ne faut pas l’oublier, a appelé auparavant à une manifestation pour « protéger » le sacré. Son revirement de dernière minute, et que certains tentent de minimiser est très révélateur. Primo, il démontre que ces « troupes » sont commanditées et secundo qu’il y a eu un « événement » qui a provoqué ce revirement. Alors, connivence du Gouvernement avec les salafistes ou non, il ne peut y avoir de réponse unique ni définitive, car, apparemment, même dans le parti le plus important au pouvoir, il y a des dissidences et des opinions divergentes.
A qui profiterait ce climat d’incertitude ?
Certainement pas à des personnes qui aiment la Tunisie et qui lui espèrent un avenir meilleur. Peut-être à ceux qui rêvent de prendre la place de l’ex-régime, autrement dit, ceux qui rêvent d’instaurer une nouvelle dictature « théocratique » cette fois; peut être trouveront-ils que l’incertitude, essentiellement sur le plan sécuritaire, leur permettra de « durer » le plus possible au pouvoir.
Certains opposent à cet extrémisme religieux un extrémisme laïc. Pensez-vous que c’est le cas aujourd’hui en Tunisie ?
Je n’ai jamais été pour cette schématisation duelle entre religieux et laïc. On tente, d’une manière ou d’une autre d’instaurer un clivage dans la société tunisienne qui n’en manque déjà pas. La laïcité est un concept qui nous vient d’ailleurs et qui a, hélas, été mal assimilé par bon nombre de Tunisiens. Aussi, je préfère utiliser le mot « état civique » plutôt que « laïc » et c’est d’ailleurs un concept assez partagé par le gros des acteurs politiques en Tunisie. Maintenant, pour parler d’extrémisme, je préfère ne pas impliquer le terme « religion » dans les actes que certains font au nom de la religion. Sur le plan de la réflexion ou du mental de manière générale, il n’y a pas d’extrémisme; l’extrémisme commence dès que l’on passe à l’acte, celui de vouloir agresser l’autre, pour qu’il soit à notre image. Cela implique tous les délires de pureté, des nazis aux talibans. Toute personne qui tente, par la violence, d’imposer sa vision du monde, est extrémiste. En Tunisie, et fort heureusement, je n’ai jamais vu de citoyens interdire les mosquées à d’autres, alors qu’hélas, on a vu certains interdire les bars à leurs concitoyens; sous d’autres cieux, on en est même arrivé à assassiner tous ceux qui ont une opinion ou un comportement que l’on juge « inadmissible » d’un point de vue religieux. Etre citoyen implique que seule la loi soit habilitée à punir ceux qui s’en écartent…Ainsi, on pourra parler de démocratie et de société moderne; autrement, on sera amené à s’entretuer pour imposer sa vision du monde en général, et de la religion en particulier, ce que n’ont pas manqué de faire nos prédécesseurs, ces fameux « salaf », pendant des siècles.
Pensez-vous que la liberté d’opinion et d’expression est aujourd’hui menacée?
Les menaces sont là, et nul ne peut en minimiser la portée, à moins d’être ou dans l’optimisme béat ou dans l’inconscience totale. S’il y a quelque chose de palpable que les Tunisiens ont acquis, à partir du 14 janvier, c’est bien la liberté d’expression et d’opinion. Alors, substituer une censure au nom du « bien suprême de l’Etat » à une censure au nom de « l’atteinte au sacré », n’est qu’un changement de signifiant pour garder le même signifié, à savoir une dictature. Dans le second cas, on aura même l’option de ne pas être seulement accusé de « traîtrise », mais aussi, d’idolâtrie. On va droit vers une ouverture ou plutôt une réouverture de l’enfer de l’Inquisition, dont on pu constater les atrocités à travers l’histoire.
Que proposez-vous pour protéger ces libertés?
Il faut que la société civile fasse pression et il faut aussi que les partis d’opposition sortent de cet effritement et pensent sérieusement à dépasser leurs « petits Egos » pourtant si enflés, afin de mettre l’intérêt national en premier lieu.
Mais surtout, il y a un travail de longue haleine à faire, celui de redresser l’enseignement et la culture tant dévalorisés et malmenés depuis deux décennies.
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الفوبيا التي انتابت الغرب لم تعد تخوفا من المسلمين الناشطين في العمليات الانتحارية أو الفدائية أو الإرهابية فحسب، بل أصبحت رعبا، حقيقيا أو مفتعلا من المسلمين عموما، بل ومن الإسلام كدين. هل في الدين الإسلامي وفي سلوك المسلمين عموما ما يثير ويبرر هذا الرعب؟
الدكتورة ألفة يوسف الباحثة القديرة والضالعة في الشؤون الإسلامية وصاحبة العديد من الدراسات المرجعية في هذا المجال تلقي لنا الضوء على هذا الجانب من الموضوع .
عن مبررات الإسلاموفوبيا تقول:
فرق بين أن نتحدّث عن مبرّر وأن نتحدّث عن تفسير. فإذا كنّا نعني بالمبرّر تشريع رعب بعض الغربيين مما يصدر عن بعض المسلمين من مواقف فأعتقد أن لا مبرّر في أيّ حال من الأحوال لتعميم الحكم على مجموعة بشريّة مهما تكن ومن منظور أيّ مقياس لمجرّد أنّ بعض أفراد المجموعة أو بعض من يُتصوّر أنّهم أفرادها يتّصفون بصفات ما أو يسلكون سلوكا ما. أمّا عن التفسير فهو بحث عن الأسباب فحسب. ومعلوم أنّ من أسباب الإسلاموفوبيا سلوك بعض من يدّعون أنّهم يمثلون الإسلام وكلامهم ولكنّ من أسبابها أيضا تعامل وسائل الإعلام العربيّة والغربيّة مع هؤلاء بين ممجّد من جهة وناقم من جهة أخرى. ولا نجد إلا محاولات نادرة للجدّية الإعلاميّة التي تحاول وضع المسائل في إطارها السياسي والاقتصادي.
وعن علاقة العمليات الانحارية بالجهـــاد تفسر د. ألفة يوسف:
البحث في مفهوم الجهاد مفتقر إلى أكثر من مجال صحفيّ سمته السّرعة. المهمّ أنّ الجهاد لا يعني قتل النفس التي حرّم الله ولا الاعتداء على الأبرياء. إنّ «الجهاد» هو الصبر على الشّدّة، ويكون ذلك في الحرب، وقد يكون على مخالفة النفس. ويفيد الجهاد معنى بذل الجهد في مثل قوله تعالى: وَإِنْ جَاهَدَاكَ لِتُشْرِكَ بِي مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ فَلا تُطِعْهُمَا إِلَيَّ مَرْجِعُكُمْ فَأُنَبِّئُكُمْ بِمَا كُنْتُمْ تَعْمَلُونَ(العنكبوت/8) وللجهاد مفاهيم عديدة أهمّها مجاهدة النفس عن المعاصي. بل إنّ طاعة الله والالتزام بأوامره والابتعاد عن نواهيه من وجوه الجهاد. ويبيّن أحد أحاديث الرسول صلى الله عليه وسلّم أنّ الجهاد يكون بالاعتناء بالوالدين العاجزين. فقد جاء رجل إلى النبي صلى الله عليه وسلم يريد الجهاد فقال: «ألك والدان؟ قال: نعم. قال : ففيهما فجاهد».
وإذا نظرنا في الجهاد في بعده الحربيّ وجدنا أن للحروب وحتى الفتوحات الإسلاميّة منطقا مختلفا لا يقوم على قتل الناس كما اتّفق. وإنّما كانت الفتوحات في جوهرها في إطار نشر الدّين الجديد والدعوة إليه في مجتمعات لم تكن فيها طرق تواصل وإعلام كما هو موجود الآن. أمّا الحرّيات الدّينيّة فمكفولة للجميع من قبل الله تعالى فمن ذا الذي يجرؤ أن يخالف هذا المعطى الجوهريّ الأساسيّ ليعتدي على النّاس؟ وإنّي الآن بصدد اشتغال على بحث يهتمّ بالقتال في الإسلام من أبرز نتائجه بصريح القرآن أنّ القتال لا يكون إلا في إطار دفاعيّ وأنّ الجنوح للسّلم أفضل في كلّ الأحوال. إذا كانت للإسلاموفوبيا مبررات سياسية أو سيكولوجية بسبب «العنف» الذي سلطه بعض المسلمين على مدنيين غربيين فإن المسلمين يرون بأن الغرب، هو الآخر، يسلط عليهم «عنفا» معنويا مثل نشر الرسوم الكاريكاتورية للرسول أو إصدار قانون لمنع لباس النقاب.
وعن مواقف الغرب من بعض رموز الاسلام تضيف:
الفصل بين المسألة الدّينيّة والمسألة السياسية لم يتمّ عبر تاريخ المسلمين. فابدأ بمراجعة الفتنة الكبرى ثمّ سائر الحروب التي دارت بين مختلف مذاهب المسلمين أنفسهم. إنّ كلّ فريق يريد أن يتكلّم باسم الله تعالى ويكتسب نتيجة لذلك المشروعيّة السّياسيّة والسّلطة. ومن اللطيف أن نلاحظ أنّ هذا الفصل بين المسألة الدينية والمسألة السياسية لم يحصل في المجتمعات الغربيّة إلاّ من حيث سياستها الدّاخليّة. أمّا في سياستها الخارجيّة فإنّ الغرب أيضا له منطلقات دينيّة وإن تلوّن الدّينيّ بالثقافي وما مساندة أبرز قوّات الغرب لإسرائيل وهي «دولة» تقوم على أساس دينيّ إلا دليل على ذلك.
إنّ الصّراع اليوم أقرب إلى صراع سياسيّ ألبس ثوب الهويّة وألبست الهويّة ثوب الدّينيّ. والمشكل أنّ الطرفين يريد كل واحد منهما إلقاء اللوم على الآخر لأنّ آخر مسألة يلتزم بها الجميع هي القوانين. البلدان الغربيّة من حقها أن تسنّ قوانين منع النقاب. وإذا لامها البعض يمكن أن نقول لهم : لماذا تجبر بعض الدّول «الإسلاميّة» النساء على ارتداء الخمار في بلادها ولو كنّ غير مسلمات أو غير مقتنعات به؟
ومن جهة أخرى هل تتصوّر أنّ ما كان يُقال للرسول صلى الله عليه وسلّم في حياته من قبل المشركين أخطر من الرسوم الكاريكاتورية ؟ ومع ذلك خاطبه الله تعالى وقتها بـ»ادْعُ إِلَى سَبِيلِ رَبِّكَ بِالْحِكْمَةِ وَالْمَوْعِظَةِ الْحَسَنَةِ وَجَادِلْهُمْ بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ إِنَّ رَبَّكَ هُوَ أعْلَمُ بِمَنْ ضَلَّ عَنْ سَبِيلِهِ وَهُوَ أعْلَمُ بِالْمُهْتَدِينَ (النحل/125).
لو أصبح القانون هو الفيصل بين الناس فستُحلّ كثير من المشاكل. ولكن ماذا تنتظر من قوانين تقوم على حقّ الفيتو المقابل أصلا لفلسفة القانون؟ وماذا تنتظر من قوانين تعترف بإرهاب الدّول وتتصدّى لإرهاب الأفراد؟
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في بعض الأحيان أفكّر أن أصمت تماما ولا أكتب شيئا...لماذا؟ لأنّ المتقبّلين إمّا أنّهم غدوا عاجزين عن القراءة أو أنّهم مأجورون جهلا أو تبعيّة لقوى لا أعرف ما هي بالضبط ومن يمثّلها...منذ مدّة كتبت مقالا حول الرّقابة في الأنترنت فإذا بأصوات تتعالى تتّهمني بالسذاجة لأنّي لا أعرف أنّ من يقود الحملة ضدّ الرقابة بعض من المعارضة السياسية...وهنا ألمح مشكلا: هل نقيّم الأشياء بما هي أم نقيّمها بباثّها؟ هل "كلمة الحقّ" إذا نطق بها فريق "معارض" تصبح كلمة باطل؟ لماذا أصبحنا نتعامل مع بعضنا البعض بمنطق: إمّا أن تكون معي أو أن تكون ضدّي؟ هل ننتمي إلى فرق ومجموعات مغلقة علينا أن نناصرها ظالمة أو مظلومة؟
سأضرب بعض الأمثلة:
1-منذ مدّة طويلة نسبيا كتبت مقالا منتقدة مضمون حديث ورد في إحدى الإذاعات فإذا بجماعة يهبّون للتّكتّل ضمن مجموعة افتراضيّة: ضدّ هجوم ألفة يوسف على الإذاعة المعنيّة...أيّ هجوم؟ هل انتقاد نقطة أو برنامج أو فكرة معناه هجوم على شيء مّا؟ هل من المفروض أن أكون مساندا لإذاعة (وهذا مجرد مثال) مساندة مطلقة وإن ورد فيها ما أعتبره أحيانا قابلا للنّقاش شأن كلّ فكرة تصدر عن أحد البشر؟ لماذا لا يناقش أيّ كان موضع الانتقاد ويكتفون بالتعميم وبالفرقعة الإعلامية ل"ضدّ" أو "مع"؟
2- مثال ثان: هل تثمين ما يحصل في البلاد من إيجابيات يعني بالضرورة السكوت عمّا فيها من سلبيّات؟ هاتفني أمس أحد الصحفيين المعروفين والمحترمين مستغربا مقالي حول الرّقابة الإلكترونيّة ومثنيا عليه في الآن نفسه...ومردّ استغرابه أنّه تصوّر أنّي وأنا أشغل عرضيّا موقعا إداريّا شبه رسمي يجب أن لا أنتقد ما أعتبره خللا.مرّة أخرى، هل من المفروض أن نكون "مع" مطلقا أو "ضدّ" مطلقا؟ هل نحن نجني اليوم سياسة إعلام قديمة متجدّدة لا تفعل شيئا إلا أن تعدّد الإنجازات والمكاسب ؟ ألا يمكن أن يعجبك شيء ما في موضوع وتنتقد منه شيئا آخر؟ ألا يمكن أن يكون في أقوال أيّ منّا(أفرادا أو جماعات) مهما اختلفت انتماءاتنا الفكرية أو حتى الإيديولوجية بعضا من الصواب بما يعني أنّ فيها بعضا من الخطإ؟
لن أسقط أبدا في لعبة المطلق فكل ما أكتبه وتصوّراتي للعالم كلّها تؤكّد أننا في فلك النسبيّة فمتى نتعلّم أن نقيّم الفكرة في ذاتها مهما يكن ذاك الّذي قالها أو تفوّه بها؟ ومتى نتعلّم أنّه يمكن للمعارضين من المنظور السّياسيّ أن يثمّنوا اختيارات سياسية من السّلطة وانه يمكن لمساندي السّلطة أن يثمّنوا فكرة من أفكار من يسمونهم بالمعارضة؟ ألا يمكن أن تكون الفكرة في بلادنا حرّة؟ هل من الضروري ان نقيّدها بمطلق لا يمكن أن يخطئ...
أذكر أن مسؤولة سابقة قالت متحدّثة عن شخصي المتواضع (في إطار غيبة طبعا) إني متناقضة إذ أحيانا أثمّن بعض الاختيارات الرّسمية وأحيانا أنتقد بعضها الآخر...فيا ليت شعري هل عدم التناقض معناه السكوت عن الحقّ وتجميل الباطل لمجرد أنه يأتي من جهة دون أخرى؟ ولكنّ استغرابي قد زال حينما علمت أنّ هذه المسؤولة السابقة تروّج في كل الأوساط حكايات عن مكائد تُحاك ضدّها هدفها إقالتها من "منصبها"...ففهمت حينها أن منّا قلّة يهتمّون بالفكرة في ذاتها أما البقيّة فهمّهم الوحيد ثلب الأشخاص والدّخول في صراعات وهميّة لإثبات الأنا...وفهمتُ أنّ مبدأ "انصر أخاك ظالما أو مظلوما" قد التحق ب"ويل للمصلّين" من حيث أنّ كليهما قائم على نفي الجزء الأهمّ من القول بما يغيّر معناه تماما. فإذا كان أغلب النّاس يعرفون أنّ الويل يشمل المصلّين الّذين هم عن صلاتهم ساهون، فإنّ قلّة فحسب يتذكّرون أنّ نصرة الأخ الظّالم لا تكون إلاّ بنهيه عن التّمادي في ظلمه.
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من الأسئلة الّتي نادرا ما يطرحها الإنسان على نفسه سؤال: لماذا أقوم بفعل معيّن؟ ولا يهمّ إذا كان هذا الفعل قولا أو عملا أو سلوكا، المهمّ أنّنا قليلا ما نبحث في دوافع أفعالنا، وفي الآن نفسه نحن فالحون في ادّعائنا معرفة دوافع الآخرين ونواياهم وأهدافهم الخفيّة. وهذا المقال يسلّم منذ البدء بأن لا أحد يعرف دوافع أفعاله الحقيقيّةَ، ولا أحد يعرف دوافع أفعال الآخرين الحقيقيّةَ فالنّوايا تظلّ دوما خفيّة عصيّة حتّى عن "أصحابها"...ومع ذلك لا يمكن لنا من حيث نحن بشر إلاّ أن ننشد دوما البحث في خفايا الأمور مع وعي عميق بنسبيّتها.
وإنّنا نعتبر أنّ من المفارقات بين الظّاهر والباطن ما هو جدير بالتّأمّل والنّظر لا لنحاكم أنفسنا أو لنحاكم الآخرين فقد اتّفقنا أن لا أحد يعرف باطن أفعاله، ولكن لنتريّث قليلا في قراءتنا لما يحيط بنا في العالم من ظواهر دالّة تدعونا شئنا أم أبينا إلى قراءتها وتحليلها.
ومن هذه المفارقات ما هو متّصل باللاوعي. فمن ذلك مثلا أن تجد أناسا يمضون أعمارهم كاملة في النّضال من أجل فكرة يتصوّرون أنّها الأفضل ويقرّرون أن يموتوا من أجلها وإذا بالمنطلق اللاواعي لذلك كلّه ليس الفكرة ولكن الرّغبة في الموت أسبابها حياة لم يستطع صاحبها أن يعطيها معنى أو ضروب من الفشل لا يستطيع صاحبها أن يواجهها فيفضّل أن يفرّ منها إلى الموت.
ومن ذلك أن تجد شخصا يطنب في شتم شخص آخر وفي تعداد عيوبه الظّاهرة والخفيّة بل إنّ كرهه لذلك الشّخص قد يبلغ حدّ الهوس فتجده يتابع كلّ أقواله وأفعاله وتحرّكاته وإذا بمنطلق كلّ هذا التّعبير عن الكره الظّاهر حكاية حبّ لم تثمر ولعلّها قصّة حبّ من طرف واحد قد لا يعلم عنها المهجوّ شيئا.
ومن ذلك أن تجد شخصا يسعى إلى السّيطرة على الآخرين ولا يقبل أيّ نقاش أو جدال وإذا كان ظاهر ذلك ثقة في النّفس فإنّ باطنه اللاواعي هو ضعف الثّقة في النّفس وخوف من مواجهة خواء الذّات وهشاشتها.
على أنّ من المفارقات بين الظّاهر والباطن ما يخرج من مجال اللاوعي فيكون صاحبه على وعي به. فمن ذلك أن يتحالف جماعة من أقصى اليمين وجماعة من أقصى اليسار تحت ستار الأهداف الاستراتيجيّة الواحدة في حين أنّ باطن التّحالف توهّم كلّ واحد من الطّرفين قدرته على القضاء على الطّرف الآخر ما أن تتحقّق الأهداف المرسومة.
ومن ذلك أن تجد شخصا يكيل المديح والشّكر لشخص ويبالغ في تمجيد خصاله في الظّاهر، وباطن ذلك كلّه تصوّر المادح أنّ للممدوح مستقبلا اقتصاديّا أو سياسيّا زاهرا بما يخوّل للمادح وهم الاستفادة من وهم سلطة الممدوح.
ومن ذلك أن تجد صحفيّا مهووسا بالتهجّم على شخص مّا ما يفتأ يكرّر المقالات في نقد فنّه أو فكره، وباطن ذلك أنّ الشّخص المتهجّم عليه لم يشأ أن يستجيب للصّحفيّ في قضاء حاجة من حاجاته مهما تكن.
هذه أمثلة من الحياة اليوميّة يفارق باطنها ظاهرها لعلّها تدعونا إلى أن نعمّق النّظر فيما حولنا قبل إصدار الأحكام جزافا، ولعلّها تدعونا إلى أن نتذكّر أنّ للحقيقة وجوها عديدة بل لعلّها كما قال بعض الفلاسفة مرآة محطّمة يمسك كلّ واحد منّا بجزء واحد منها...وبين هذا وذاك هل تسمحون قرّائي الأعزّاء أن تساعدوني في البحث في باطن هذا المقال الّذي ألقيته بين أيديكم على ظواهره؟
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جديس الحسن من تونس: تشتغل الباحثة التونسية الدكتورة ألفة يوسف على التراث الإسلامي نقدا وتفكيكا باستخدام أدوات عدة أهمها اللغة، وقد أنتج اشتغالها كتب عدة منها أطروحة الدكتوراه في تعدد المعنى للقرآن والذي ينشد تقديم جميع ضروب المعنى في القرآن من خلال المفسرين. يوسف التي تدعو إلى اعمال العقل ومراعاة الواقع في قراءة النصوص الأولية تعكس جهدا من جهود الأكاديميات التونسيات في دراسات التاريخ والحضارة واللغة العربية خصوصا في جامعتي سوسة ومنوبة بتونس، وهو جهد يضيق عليه النظام السياسي التونسي عندما يتجه لارضاء جميع الاتجاهات على حساب التفكير الحر الذي لايملك فيه المفكر حسابات السياسي حسب تعبيرها. "ايلاف" التقت الباحثة ألفة يوسف وكان الحوار التالي:
ء الجامعة التونسية هي المؤسسة التي منها تخرّج عديد الباحثات اللواتي يشتغلن في مجال تفكيك التراث الإسلاميّ. وكلّنا يعتزّ بالانتماء إلى فضاء الجامعة الذي يكفل قدرا أدنى من الأدوات المعرفية الأكاديمية ومن المناهج الرصينة في البحث لا سيّما أن المجال المشتغل عليه له مداخل متعدّدة أقلّها شيوعا المدخل الأكاديمي ربّما لاستعصائه على الجمهور. ولهذا الاتّجاه روّاد أبرزهما الأستاذان الدّكتوران هشام جعيط وعبد المجيد الشرفي اللذان فتحا آفاق طلبتهما على الأدوات المعرفية المختلفة لتناول مسائل التاريخ والحضارة. وترسّخ هذا الاتّجاه بوجود عدد كبير من الطلبة أنجزوا وينجزون أطروحات تحت إشراف الأساتذة المذكورين بما أصبح يسمح بالحديث عن مدرسة تونسية لقراءة التراث الديني. وهي مدرسة تحظى بالمواكبة وبالاحترام في كثير من الجامعات والمراكز الثقافية العربية والغربية. ولكنّها في الآن نفسه تجد احترازا كبيرا من المؤسّسات الدّينيّة في تونس باعتبارها مؤسسات تريد أن تحتكر الخطاب حول مسائل الدين تراثا وحضارة وطقوسا. والنظام السياسي شأن جل الأنظمة السياسية في البلدان النامية يحاول أن يتوقع بما يتصوّر أنّه يرضي الأعمّ الأغلب في نوع من الحسّ المشترك يسمّيه بالإسلام المعتدل يرفض التّكفير لا شكّ ولكنّه لا يجعل للتفكير الحرّ مجالا خصبا. فمن ذلك أنّ الدولة لم تعط تأشيرة لجمعية تهدف إلى نشر الفكر الحداثي ومن ذلك أنّ وسائل الإعلام قد تُفتح ولكنّها لا تُفتح إلا بمقدار ضئيل مدروس للأكاديميات التونسيات إذا رغبن في الحديث في هذه المسائل. والحق أن للسياسي منظورا وشواغل وتصوّرا مختلفة عن تصوّر الباحث والمفكّر الّذي حسابات سياسية ضيقة له.وعلى العموم يمكن أن أقول إنّه لا وجود لتضييق على الكتب المنشورة في تونس لا سيما بعد القرار الرئاسي سنة2007 بإلغاء الرقابة الإدارية على الكتاب، ولكن يبقى الكتاب متوجّها إلى فئة معيّنة ما فتئت تنقص في ظلّ الإعراض عن القراءة وانخفاض مستوى التعليم والمدّ الوهّابي عبر الفضائيات الدّينيّة. والأهمّ في رأيي أنّ العمل الأكاديمي لا ينشد بالضّرورة استجابة "جماهيرية" ولا سياسية وإنّما هو بحث دؤوب من أجل تفكيك التراث الإسلاميّ بما يترك للأجيال القادمة أثرا على قوم حاولوا أن يفكّروا.
ء مارأيك في مشاريع نقد التراث الإسلامي التي تنطلق من الغرب؟وكيف يؤثر انطلاقها من ثقافة غربية إسلامية على نتائجها؟
التقيت في كثير من الندوات بمن يشتغلون على الإسلام في الغرب من خلال رؤية تفكك النصوص وتحاول قراءة التراث الإسلامي وفق مناهج مختلفة. وأعتقد أن لمكان الإقامة دورا وإن يكن نسبيا في توجيه الأبحاث والدراسات من ناحية الباحث ومن ناحية المتقبل. فأما من ناحية الباحث فإن المقيم في الغرب لا يمكن أن ينفذ إلى واقع المجتمعات المسلمة إلا من خلال المجموعات المسلمة الموجودة في الغرب أساسا وهي مجموعات لها خصوصياتها وليس أدناها أن هذه المجموعات المسلمة تمثّل أقلّيات أغلبها يعاني وضعيات اجتماعية تحت المتوسّط. وعند كثير من هؤلاء المسلمين بالغرب يصبح الإسلام ملجأ للهوية والانتماء إزاء تغريب الآخر وإقصائه. لكن من اللطيف أن نلاحظ أنه منذ أحداث الحادي عشر من سبتمبر انتشر هذا التصور للإسلام ءباعتباره ملاذا في مجال الهوية وسمات شكلية طقسية أساساء خارج الغرب أيضا، وتجسّم لدى كثير من المسلمين في البلاد الإسلامية. أما من ناحية المتقبّل فدارسو التراث الإسلامي بالمراكز الغربية معرّضون أكثر من غيرهم لاتهامات بأنهم يخدمون "أجندات" سياسية غربية وبأنهم يريدون بتفكيك النصوص وبالدعوة إلى إعمال العقل خلخلة الإسلام من داخله. وينسى هؤلاء المتهمون طبعا (ولعلهم لا يعلمون) أن قراءة النصوص وإعمال النظر فيها من صلب التراث الإسلامي نفسه (المعتزلةألرازيء ابن رشد إلخ). ولعل ما يساعدهم على هذا التجاهل أو النسيان ما تبثّه بعض وسائل الإعلام من نظريات مؤامرة وهمية في جلها ضد الإسلام والمسلمين، في حين أن المؤامرة الكبيرة ضد الإسلام هي تلك التي يشارك فيها المسلمون أنفسهم بجهلهم وتخلّفهم الفكري والاقتصادي والعلمي.
وفي كل الأحوال فأنا اعتقد أن ما يقوم به هؤلاء الدارسون بالغرب هام جدا من المنظور الفكري والعلمي، ففي نهاية الأمر علينا أن نتذكّر دوما أن الاعتبارات السياسية آنية ومتحوّلة أما البحث الأكاديمي العلمي فيبقى أثرا للأجيال القادمة تتناوله بالنقد والنظر والتفكيك.
ء هل تتم دعوتك للمشاركة في ندوات وإلقاء محاضرات حول بحوثك وكتبك من قبل مراكز (حكومية أو خاصة) و مؤسسات جامعية عربية وخليجية؟
دُعيت مرّات عديدة من قبل مؤسسات جامعية عربية ومنها الخليجية مثل مؤسسة الملك عبد العزيز آل سعود للدراسات الاسلامية في الدار البيضاء و مؤتمر المرأة العربية والمستقبل بدبي.ما بقي في ذهني من هذه اللقاأت وجود تواصل عربيّ في مجال الفكر والبحث العلميّ والقضايا الثقافية المشتركة. والأهمّ أنّه رغم حضور عدد من الحضور يحملون آراء مخالفة بل مناقضة أحيانا فإن الحوار كان دوما يدور في ظلّ الاحترام المتبادل والتسامح الفكري والوعي بأن الاختلاف قدر الإنسان. وقد كانت هذه اللقاأت مناسبة طيبة تبيّنت فيها أن الهموم واحدة رغم بعض التلوينات الجزئية. ويظل المشكل في كل البلاد العربية حسب رأيي في الهوة الكبيرة بين الخطاب الفكري وجمهور المتقبلين. أقول هذا وأنا على وعي عميق بأن قدر الفكر العميق أن يظل نخبويا ولكن فرق بين النخبوية والانفصال المطلق عن الواقع. لا يهمني أن يكون جمهور المتقبلين العرب قادرا على أن ينفذ إلى أعماق النظريات والمناهج الفلسفية والنفسية والاجتماعية مثلا ولكن يهمني أن يجدوا صدى للرؤى الفكرية في تبسيط دونما إخلال.
ء ضمن منظومة المفاهيم المتعلقة بحقوق المرأة كالعدل والمساواة، ما هي المفاهيم التي تنطلق منها د.ألفة يوسف في أبحاثها وما هي المفاهيم التي يصعب التوفيق بينها وبين المصادر الأولية الإسلامية ( القرآن والسنة)؟
الحق أني لا أستطيع أن أميز بين المصادر الإسلامية الأولية في تأويلها الشائع الذي انفتح عليه لاوعينا منذ الطفولة من جهة والمفاهيم المتعلقة بالحقوق والمساواة التي شكّلت جوهر ثقافتنا وتعليمنا. اجتمع كلا الأمرين في نفسي وأذكر أني في فترة المراهقة كنت أتساءل عمّا كان يبدو لي حيفا و تمييزا للذكور على الإناث في المصادر الإسلامية وأذكر أن الفكرة الأساسية التي كانت تتكرر في ذهني في تلك السن هي فكرة أن الإله لا يمكن أن يكون غير عادل ولا يمكن أن يحاسبك استنادا إلى انتماء جندري لم تختره.
وعندما تعمّقت في قراءة النصوص تبيّنتُ أنّ ما كان يبدو لي يبدو حيفا وظلما إنما مردّه القراأت الذكورية للنصوص عبر التاريخ. فالقرآن يتميّز بانفتاحه التأويلي وبتعدد مستوى قراءته ممّا وضّحه أحسن توضيح محمود طه عندما قدّم قراءة ثوريّة لمفهوم النسخ تعتبر آيات الفترة المكية الداعية إلى التسامح والودّ قابلة لأن تكون ناسخة لبعض الآيات المدنيّة وفق الأطر التاريخية التي تسمح بذلك. ومن وجوه الانفتاح التأويلي للقرآن تعدد معانيه الحاصل بالقوة وبالفعل. وقد حاولت توضيح أسس هذا التعدد لسانيا في كتاب "تعدّد المعنى في القرآن" (وهو أطروحة دكتورا الدولة) وحاولت توضيح بعض إمكاناته إجرائيّا في كتاب: "حيرة مسلمة". إنّ العدالة والمساواة جوهر القرآن وجوهر سلوك الرسول صلى الله عليه وسلّم، وهذه القيم مفارقة إنسانية يمكن أن يختلف تجسيمها باختلاف المجتمعات وباختلاف السياقات التاريخية ولكنّها تمثّل الأفق الأخلاقي الذي يجمع الناس جميعها. إنّ مشكلنا اليوم هو أن لنا مسلمين بلا إسلام، لنا مسلمين لا يهتمون إلا بالطقوس على قيمتها ولا يقفون إلا عند دقائق الشكليات ويكادون يطلبون من الشيوخ صكوك غفران ويحتاجون إلى وسيط بينهم وبين الله في دين أساسه وثورته الكبرى أن المسلم لا يحتاج إلى وسيط في علاقته مع الله تعالى، وأنّ الرسول صلى الله عليه وسلم نفسه ليس إلا بشرا يوحى إليه. ومع هذا كلّه تجد جلّ المسلمين يهملون البعد الروحاني للإسلام فأين الأخلاق؟ أين الاحترام؟ أين العلم؟ أين التمدّن؟ لقد قمت بفريضة الحج وفاجأني ما رأيته من أوجه سلوك غريبة في مكان من المفروض أن تحلّ فيه الرّحمة والسّكينة. إن لساني يكرّر مع الإمام محمد عبده: أخلاقهم ديننا. وقلبي يدعو لنفسي ولكل المسلمين أن تعود لنا قيمة قرآنية أساسية وهي قيمة السكينة. فلا يمكن للمؤمن المطمئنّ إلا أن يؤمن بقيم العدالة والمحبّة والمساواة.
ء صنفت نفسك في إحدى المقابلات التلفزيونية كعلمانية دينية، لماذا هذا الاتجاه؟ وهل يصح القول بأن مجلة الأحوال الشخصية التونسية التي منحت المرأة التونسية حقوقا وحريات لا تحظى بها بقية النساء في العالم العربي مثل: مشاركة الأملاك ومنع تعدد الزوجات هي من نتائج هذا الاتجاه؟
كثيرون لم يفهموا ما المقصود بكلمة: علمانية دينية. ولذلك سببان: السبب الأول أن سوء طرح مفهوم العلمانية لا سيما في بعض وسائل الإعلام المروّجة للوهابية (صراحة أو ضمنيا) جعلت العلمانية مقابلة للتديّن في حين أنّ العلمانية ليست عكس التديّن، إنها لا تهتم بدين الأفراد وإنما تقوم سياسيا على فصل الدين عن الدولة. أما السبب الثاني لسوء الفهم فهو أن كثيرا من العلمانيين المتطرفين يسخرون من المتديّنين ومن طقوسهم. ولذلك شاع الفصل بين المفهومين.
آتي الآن إلى التوضيح، أنا أعتقد أن القرآن كتاب الله تعالى وهذا إيمان فرديّ لا ألزم به أحدا. ويمكن أن أتصوّر جدلا مع من يؤمن بذلك أن القرآن ليس فحسب كتاب أخلاق ومعاملات اجتماعية وإنما هو كتاب سياسي وأن الإسلام شريعة يجب أن تطبّق. نفترض هذا جدلا ونتساءل: أي قراءة من قراأت الإسلام نطبّق؟ يكفي أن ينظر المرء في التاريخ الإسلامي ليتبيّن الصّراعات السياسية الكبرى والفتن المختلفة التي مرّ بها الإسلام السياسي، وما زلنا نعاني آثار هذه الفتن إلى الآن. لقد قلت مرّة في إحدى الندوات بتونس: إنه لا يوجد تشريع إلهي. وشبعت تهجّما وتكفيرا لأن الجماعة لم يكملوا باقي الجملة: إنه لا يوجد تشريع إلهي ولكن توجد تطبيقات بشرية للتشريع الإلهي. إني في هذا المقام أستحضر دوما قول الرازي: كل الفرق تسمي الآيات الموافقة لمذهبها محكمة والآيات المخالفة له متشابهة. وهذا دأب أهل الإسلام السياسي اليوم يعدون من وافقهم مسلما يريد خير الأمّة ويعدّون من خالفهم كافرا وصنيعة الغرب الصهيوني.
إن هذه الفكرة أساسية فإذا ما غدا تطبيق الشريعة متصلا بالبشر في اختلاف رؤاهم وتعددها من جهة وفي اختلاف ظروفهم التاريخية وسياقاتهم الزمكانية من جهة أخرى فها نحن إذن إزاء قوانين مختلفة متعدّدة لا يتجسّم الدّين فيها إلا في المعيش الفرديّ. أما اعتمادي لكلمة دينية في عبارة "علمانية دينية" فتذكير بوعي أساسي وهو أن المخيال الاجتماعي في البلدان الإسلامية مسكون بالدين وإن اختلفت نظرتنا له. وحتى اللادينيون لا يمكن أن يتعاملوا مع الإسلام تعاملا حياديا لأنهم نشأوا في بيئة للأديان فيها حضور كبير من حيث التمثّل. فالقصد من عبارة "علمانية دينية" أن علينا أن نعي بأن العلمانية الغربية في بيئة قطعت مع الكنيسة قطعا شبه تام (ولا أقول تام) لها خصائص مختلفة عن العلمانية التي نتصوّرها في بيئة ما تزال محكومة بالمخيال الديني.
وقد كانت لتونس فرصة كبيرة في تجسيم هذا المفهوم انطلاقا من صدور مجلة الأحوال الشخصية، وهذه المجلّة ليست قطعا مع الإسلام وإنما تقوم على اجتهاد في فهم أحكامه وقراءة نصوصه. ومن أبرز الاجتهادات ما خصّ تعدد الزوجات الذي مُنع على أساس أن شرط العدل مستحيل تحقّقه بشهادة قوله تعالى: وَلَنْ تَسْتَطِيعُوا أَنْ تَعْدِلُوا بَيْنَ النِّسَاءِ وَلَوْ حَرَصْتُم، وعلى أساس أن تأويل المفسرين للعدل المستحيل باعتباره العدل في المشاعر ليس له مستند نصّي وليس إلا قراءة ممكنة للقرآن. كما نظمت مجلة الأحوال الشخصية الطلاق بقصره على القضاء وعدم تركه بيد الرجل وحده أما مسألة الاشتراك في الأملاك فتظل منظومة اختيارية يمكن للزوجين الانتماء إليها ويمكنهما رفض ذلك. ولكن الأهم من هذه التفاصيل جميعها أن مجلة الأحوال الشخصية وإن كانت مكسبا هاما بل أكثر من هام للمجتمع التونسي ولا للمرأة فحسب، فإنّها لم تغيّر المخيال والواقع الاجتماعيّين اللذين ما زالا قائمين على نظرة دونية للمرأة. وقد زاد هذا التصور الدوني مع انتشار الفضائيات السلفية التي تنظّر لضرب المرأة وطرقه والتي لا ترى المرأة إلا جسدا يجب شطبه وإلغاؤه. إن الهوّة الكبيرة بين القوانين والواقع ليست مدعاة إلى مراجعة القوانين بل إلى مراجعة آليات تطبيقها ذلك أن القانون ليس معلّقا في الهواء ويطبّقه بشر. وأضرب على ذلك مثالا فإذا ما اشتكت المرأة في تونس من العنف إلى الشرطة ورغم كل القوانين الموجودة فإنها قد تجد نفسها إزاء شرطي لا يشجعها على التقاضي أو يمارس ضدها العنف النفسيّ ولا سيما إذا كانت من بيئة فقيرة مفتقرة إلى أي ضرب من ضروب السلطة. إن افتخار الدولة التونسية بالقوانين المتقدّمة أمر منطقيّ ولكن هذا الافتخار قد يسكرها فينسيها أحيانا ضرورة العمل على أرض الواقع وعبر وسائل الإعلام لترسيخ صورة المرأة شريكا للرجل في التصوّرات والممارسة لا في الخطاب الرسمي فحسب.
ء د. ألفة يوسف تدعو للعودة لمقاصد الشريعة التي حددها العلامة محمد الطاهر بن عاشور في كتابه "مقاصد الشريعة الإسلامية"، كيف سيشكّل علم المقاصد فارقا ملموسا في وضع المرأة المسلمة؟ و برأيك لماذا لم ينتج فقه جديد عن المقاصد مقابل الفقه القديم الذي لازالت تعمل به المؤسسات الدينية الإسلامية رغم قدم علم المقاصد وكونه مستنبط من النص القرآني في أغلبه؟
ء اهتمّ بالمقاصد كثيرون أذكر منهم الشاطبي قديما وابن عاشور حديثا...وهي مدخل إلى الإسلام يخشاه اليوم كثيرون. ذلك أن مراعاة المصالح والكليات بما يضمن انسجام أحكام الشريعة مع بعضها البعض لا يهتمّ بالتفسير الحرفي وإنما يتخذ روح الشريعة منطلقا وأفقا. ولو اعتمد المفسرون اليوم على نفي الضرر ورفعهِ وقطعهِ. ولو فهموا أن جوهر الإسلام هي الكليات الشرعية الخمس: حفظ الدين والنفس والعقل والنسل والمال، لما سمعنا فتاوى يعتبرها الجمهور مضحكة مثل فتوى إرضاع الكبير. وما يجهله كثير من الناس أو لعلهم يتجاهلونه أن هذه الفتوى لم يأت بها الشيخ من فراغ بل هي تستند إلى قراءة حرفية لنصوص تقدم على أنها نصوص صحيحة. ويمكن أن تؤدي بنا القراءة الحرفية للنصوص إلى ما هو أخطر من إرضاع الكبير، يمكن أن تؤدي بنا إلى عودة الرق باعتبار أن لا وجود لنص يحرّمه. فإذا كان للإنسان أن يمنع ما أباحه الله لأنه لا يتلاءم مع روح الشرع كما هو الشأن بالنسبة إلى الرق، فلماذا لا يمنع تعدد الزوجات استنادا إلى روح الشرع القائم على حفظ الألفة والمودة بين الزوجين مثلا.
إن بعض المؤسسات الدينية لا تستند إلى المقاصد لأن الاستناد إليها يفقدها سلطتها بل مشروعيتها. فالمقاصد تلتقي مع القيم الأخلاقية الكبرى التي يجمع عليها الناس، ووفق مقاصد الشريعة تكون المرأة شريكا للرجل ويكون التعليم والتفكير والحكمة بالمعنى الرشدي للكلمة من جوهر الشريعة. فإذا اعتمدوا المقاصد فمن سيضطلع عبر الفضائيات والمؤسسات الرسمية بدور الوسيط بين المسلم وخالقه ومن سيوزع صكوك الغفران ومن سيربح ملايين الدولارات بفضل سيطرته على عقول البسطاء؟.
ء في كتابك "الإخبار عن المرأة في القرآن والسنة " تدعين إلى إعادة النظر في ما ذكر عن المرأة في المصدرين الأوليين وعدم التوقف عند ظاهر الخبر، لماذا برزت الحاجة مؤخرا لقراءة تتجاوز الظاهر؟ وما هي الآليات التي ترينها مناسبة لفهم أساس وخلفية هذه الأخبار؟
اعتمدت في ذلك الكتاب القراءة التاريخية المقامية للأخبار عن المرأة. فقد جمعت كلّ ما قيل في المرأة في القرآن والسّنّة. وقارنته بما كان موجودا في الجاهلية زمن نزول القرآن. وميّزت بين ما تشابه وما اختلف محاولة البحث في أسباب التشابه والاختلاف انطلاقا من غرس النص في بيئته التاريخية. وبيّنت فيما بيّنت أن القرآن والسنة شكّلا في بعض المواضع ثورة كبيرة فيما يخصّ حقوق المرأة. فمن ذلك أن المرأة لم تكن في الجاهلية ترث شيئا بل كانت هي نفسها متاعا يورث والقرآن منحها نصف الميراث يعدّ ثورة كبرى رفضها صحابة الرسول بل وصل بهم الأمر إلى أن يقولوا: "اسكتوا عن هذا الحديث لعلّ رسول الله صلّى الله عليه وسلّم ينساه أو نقول له فيغيّره". وقد لاحظت في هذا الكتاب أن النصوص المؤسسة قد جارت في حالات أخرى ما كان شائعا في البيئة التاريخية الجاهليّة بهدف استمالة الناس للدين الجديد. والمهم من الأمثلة التي حاول الكتاب أن يجمعها استقصائيا أنّه لا يمكن قراءة القرآن والسنة دون وضعهما في بيئتهما التاريخية، وهذا ما قام به بشكل من الأشكال القدامى عندما اهتموا بأسباب النزول، أما المحدثون فكثير منهم يرفضون أن يميّز المفارق في القرآن من التاريخي فيه. وينسون أن تاريخية القرآن لا تمسّ بأي شكل من الأشكال قداسته لأن رفض اتصال النص بواقعه تنفيه أي قراءة بسيطة له باعتباره يعج بالأخبار والأحداث التاريخية المخصوصة. وإذا كان النص غير تاريخي في بعض أوجهه، فكيف نفسّر إلغاء الرقّ الذي لم يلغه القرآن وظل العمل به في البلدان الإسلامية إلى حدود القرن التاسع عشر؟
ء أهديت كتابك "ناقصات عقل ودين" إلى كل من احتار بين الرضا بالغيب والشوق إلى التجلي... ما الذي يحتمله هذا الإهداء وما الذي لا يحتمله في تصدره لكتاب يتناول حديثا صحيحا من أحاديث الرسول صلى الله عليه وسلم تمتعضه بعض النساء على حد تعبيرك؟
لو كان لي أن أختار أقرب كتبي إلى نفسي لكان هذا الكتاب. ف"ناقصات عقل ودين" كتاب اعتمد التحليل النفسي منهجا في قراءة بعض المفاهيم كالفقر (بمعناه النفسي) والشرك والقانون. وحاول الكتاب أن يقدّم قراءة مختلفة لهذا الحديث الشّائع انطلاقا من تحليل مفهومي الذكوري والأنثوي ودلالاتهما الرمزية في علاقة بالآخر المطلق. وهذه القراءة التحليلية النفسية لا تتموضع البتة في مجال تقييمي أو تفضيلي لنوع اجتماعي على آخر وإنما تحاول النفاذ إلى أعماق الإنسان الروحانية. والكتاب يطرح مسألة حضور الله في غيابه ويحلل دلالة الغياب الأصلي لدى المرء مؤكّدا أن جوهر حياتنا هي الشوق إلى ذلك الغائب الذي لا يمكن تمثّله مطلقا. إن حركة الشوق هذه تجسّم في الآن نفسه الرضا بهذه المنزلة البشرية القائمة على قبول الإنسان افتقاره الجوهري وقبول أنه ليس إلا ثانيا في الكون مسبوقا بآخر. وإننا نعتقد أن التخلي عن وهم المعرفة المطلقة ووهم السيطرة على العالم ووهم الجمع إنما هو جوهر مفهوم الإسلام أو الاستسلام للآخر المطلق.
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